☁️ Carte Du Monde Vu Du Pole Nord

Arctique: La conquête du pôle Nord et de ses richesses souterraines a déjà largement commencé. Et n’est pas près de s’arrêter. Carte géopolitique du pôle Nord Publiée sous le titre "Pôle position" dans le n°64 d’Alternatives CarteÉtats-Unis et plan États-Unis. Le guide du routard États-Unis en ligne vous propose toutes les informations pratiques, culturelles, carte Maisà quoi ressemblerait notre planète si toute la glace avait fondu ? Comme on peut s'en douter, les conséquences seraient désastreuses. Ona vu comme cela la France, le Japon, le continent Africain et la Russie. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites. Plus d'outils de partage. nile. Posté(e) 4 août 2017. nile. Membre +++ 406 Auteur; Partager; Posté(e) 4 août 2017. Tu as quel niveau ? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites. Plus d'outils de partage. Coco1766. Posté(e) 4 août 9fswy. LE PARCHEMIN EST À PEU PRÈS CARRÉ, d’environ soixante-dix centimètres de côté. À l’intérieur, tangent aux bords, un cercle gradué le long duquel est écrit Equinotialis » – la ligne équatoriale ; au centre, autour d’une étoile, deux mots, Polus meridionalis », le pôle Sud, circonscrit par un autre cercle et une autre inscription, Circulus antarcticus », le cercle Antarctique. Nul doute, il s’agit de l’hémisphère austral. Malgré une erreur, au demeurant étonnante Tropicus cancri », le tropique du Cancer, en lieu et place du Tropicus capricorni », le tropique du Capricorne, attendu. Plusieurs déchirures, des taches, révèlent que l’objet a connu une vie passablement mouvementée. En bas, à gauche, un cartouche, ou du moins, la moitié droite de celui-ci. De toute évidence, le parchemin a été coupé en deux. À l’origine, il devait comporter les deux hémisphères, représentant le globe terrestre selon une double projection azimutale polaire. On en connaît d’autres, mais elles sont rares. Parmi les plus anciennes, on pourrait citer la mappemonde en deux hémisphères d’Antonio Floriano, datée de 1555 ou de 1556, elle-même inspirée par la double mappemonde cordiforme créée par Mercator en 1538, mais qui est en fait le dessin de fuseaux polaires destinés à être montés sur un globe. Carte Hazine n° 1825 Bibliothèque du Palais de Topkapı, Istanbul. Mais sur ces dernières, est représenté un hypothétique continent austral, magellanique » comme on l’appelle alors, suite au passage de la flotte de Fernão de Magalhães, Fernand de Magellan, à travers le détroit qui portera son nom, entre le continent américain et la Terre de Feu, et initialement perçu comme l’extrémité d’une terre continentale. Cette carte semblerait donc antérieure. Pourtant, la carte porte justement la trace de l’événement, avec cette mention très sobre, écrite le long du littoral occidental de l’Amérique du Sud hesta terra descobrio Fernando de Magallannes », Fernand de Magellan a découvert cette terre ». La traversée a eu lieu entre le 21 octobre et le 27 novembre 1521 ; la carte lui est donc postérieure. À moins qu’elle ne soit ni l’une ni l’autre, mais qu’elle soit contemporaine de cet événement, littéralement traversée par lui. Pour le reste, les informations cartographiques sont plutôt limitées. La majeure partie est vide. À commencer par le centre le continent antarctique est bien entendu totalement ignoré ; on ne trouve pas non plus trace de la Terra Australis, qui semble avoir été représentée pour la première fois par Johannes Schöner sur le globe qu’il réalisa en 1523, deux ans plus tard, mais qu’on ne connaît que par la carte cordiforme de Oronce Finé, la Nova Universi Orbis Descriptio, la Nouvelle description du monde universel », de 1531. Les deux principales masses terrestres sont constituées par l’Afrique et l’Amérique du Sud, la première, non nommée sur la carte, ayant été contournée à partir de la fin du XVe siècle, la seconde, qui n’est pas encore l’Amérique, mais simplement la Terra do Brasil, ayant été découverte par les Européens et explorée au tournant du XVe et du XVIe siècle. Le troisième ensemble terrestre est formé par l’archipel indonésien, notamment l’île de Java, Jaos » sur la carte. Le mélange de toponymes latins et portugais, mais aussi le dessin amènent à penser que cette carte aurait pu être réalisée par le cartographe portugais Pedro Reinel fin XVe En maints détails, en effet, elle rappelle le planisphère que celui-ci a fait en 1519. Sur l’une et l’autre, on trouve notamment la cartographie de l’archipel qui aurait été découvert en 1513 à l’est de Madagascar par Pedro de Mascarenhas – qui lui a donné son nom les ilhas mascarenhas, à savoir l’île de La Réunion et l’île Maurice. Dans le canal du Mozambique, l’atoll de la Judia, aujourd’hui Bassas da India, est figuré exactement de la même manière ; son nom était celui du navire portugais qui s’y était échoué en 1506. Plus à l’est, les petites îles de la Sonde sont cartographiées avec une grande précision, jusqu’à Banda et Ambon, atteintes par António de Abreu en 1511. La dernière est nommée Y. dos homes brancos, l’île des hommes blancs ». En revanche, le continent américain semble moins bien renseigné. Sa limite occidentale est factice et le cartographe n’a pas tenu compte – par ignorance des avancées espagnoles ? – de la côte Pacifique découverte par Balboa en 1513 et partiellement levée par Bartolomé Ruiz. Côté Atlantique, le tracé du littoral comporte un nombre relativement important de toponymes, du moins jusqu’au cap Santa Maria ; plus au sud, le tracé continue, mais sans aucun nom. Tout ceci correspond assez bien aux connaissances portugaises. Depuis la découverte du Brésil en 1500 par Alvarez Cabral, la partie méridionale de ces terres continentes a fait l’objet de plusieurs reconnaissances. Tout au sud, un retour du trait de côte indiquerait le détroit, mais ce n’est qu’une esquisse, pas une véritable cartographie du lieu. Quant à l’océan Pacifique, non nommé, il n’y est indiqué aucune des découvertes de Magellan. La mention, surprenante par l’emplacement, d’Amtilhas, le long du cercle de l’équateur, à l’ouest de l’Amérique, ne peut faire référence aux îles désertes et baptisées Infortunées par Magellan. Bref, dans la mesure où une ordonnance royale de 1504 a interdit toute représentation cartographique des terres situées au-delà du Congo, l’auteur de cette carte ne peut qu’avoir eu accès à la Casa da India à Lisbonne, mais aussi au projet de Fernand de Magellan. Un détail cartographique mérite qu’on s’y attarde. D’une part, l’équateur est gradué, alors que le calcul de la longitude reste toujours un problème. Le premier globe à être gradué sur tout l’équateur est celui construit par Martin Behaim en 1492. D’autre part, fait unique, le méridien d’origine est celui de l’archipel des Moluques, et non celui des îles Fortunées, dont la référence s’est imposée avec la redécouverte de la géographie de Ptolémée – ce qui correspond aux îles Canaries. Cette prépondérance accordée aux Moluques dans la construction de cette carte fait sens dans le contexte très particulier du début des années 1520. Le royaumed’Espagne et le royaume du Portugal étaient alors en conflit, ou du moins en désaccord. Depuis que les Portugais étaient parvenus aux Moluques en 1515, dans le prolongement de la conquête de Malacca par Albuquerque en 1511, les Espagnols cherchaient à leur tour à les atteindre – ce qui fut l’objectif de l’expédition de Juan Díaz de Solís en 1515, puis celle de Fernand de Magellan en 1521 –, mais aussi à démontrer que ces îles étaient comprises dans l’hémisphère occidental qui leur était attribué depuis le traité de Tordesillas de 1494. Pour rappel, dès 1455, le pape Nicolas V avait émis une bulle, Romanus pontifex, accordant aux Portugais la juridiction sur toutes les terres nouvelles découvertes au-delà du cap Bojador et l’exclusivité du commerce, mais le royaume d’Espagne avait contesté cet ordre. En 1480, le traité d’Alcáçovas, ratifié par Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon à Tolède Toledo, mit un terme au conflit larvé qui opposait les deux royaumes ibériques en reconnaissant aux rois catholiques la possession des îles Canaries, et au roi de Portugal celle de toutes les îles sises plus au sud, au large de l’Afrique. L’année suivante, le pape Sixte IV confirmait cet accord par la bulle Aeterni regis. Mais le retour de Colomb, en mars 1493, reposa le problème. Le 27e parallèle nord n’était plus pertinent et les roi et reine d’Espagne interpellèrent immédiatement le pape Alexandre VI, aragonais d’origine, pour qu’il se prononçât en garantissant leur mainmise sur les nouveaux territoires découverts, aussi incertains qu’ils fussent alors – puisque Christophe Colomb pensait bien être parvenu aux Indes et n’avait pas conscience d’être à l’abord d’un continent inconnu. En réponse, le pape émit cinq bulles garantissant leurs droits sur les Indes », les Bulas alejandrinas donation, partition, privilèges, extension. La première, Inter cætera, datée du 3 mai 1493, établissait la possession de ces pays et îles, et enjoignait d’instruire les habitants de ces territoires dans la foi catholique. La deuxième, prise le lendemain, reprenait à peu près les termes de la précédente, mais en fixant une ligne nord-sud, située à cent lieues à l’ouest des Açores et des îles du Cap-Vert. Une autre bulle du 3 mai 1493, Eximiæ devotionis, accordait aux monarques espagnols les mêmes privilèges qui avaient été donnés aux rois du Portugal quant aux territoires qu’ils découvriraient. Par une quatrième bulle, du 25 juin 1493, Piis fidelium, le pape invitait expressément les Espagnols à christianiser les habitants de ces terres, et accordait pour cela des pouvoirs spirituels spéciaux aux missionnaires. Mais c’est la dernière bulle, en date du 25 septembre 1493, Dudum siquidem, qui devait poser le plus problème Alexandre VI garantissait aux rois catholiques les terres découvertes à l’est, au sud et à l’ouest de l’Inde qui n’étaient pas alors sous domination d’un autre monarque chrétien. C’était la veille du nouveau départ de Christophe Colomb. Cette fois-ci, il était à la tête d’une flotte de dix-sept navires. C’est dans ce contexte que de nouvelles négociations furent entamées à Medina de Campo, à partir de mai 1494, et aboutirent à un traité – en réalité plusieurs –, signé à Tordesillas le 7 juin 1494. Le traité enjoignait de tracer dans la mer Océane une ligne droite de pôle à pôle, c’est-à-dire du pôle arctique au pôle antarctique, ce qui est du nord au sud, laquelle ligne devant se tirer et se tirant droite, comme il a été dit, à 370 lieues des îles du Cap-Vert, vers le couchant1 » première grande ligne globale que les Européens tracèrent dans ce coup de force géopolitique mondial totalement inédit. Elle restait malgré tout incomplète, car laissait dans l’incertitude ce qui se passait de l’autre côté du globe. Le problème devint épineux précisément après le tour du monde effectué par Magellan et fut résolu quelques années plus tard, en 1529, lors du traité de Saragosse, par une deuxième ligne. Aussi la pauvreté apparente des informations portées sur la carte ne doit-elle pas induire le lecteur en erreur. Cette carte, en son temps, fut à la pointe de la connaissance géographique. Ce qui amène au fait crucial de cette histoire cette carte ne se trouve pas dans une quelconque bibliothèque d’Espagne, mais fut conservée jusqu’en 1923 dans le trésor du palais de Topkapi à Istanbul. Comment est-elle arrivée là ? Elle était dans une liasse comprenant deux cartes italiennes, deux cartes catalanes et les cartes de Piri Reīs. Amiral de l’Empire ottoman, celui-ci est surtout connu par son oeuvre cartographique, redécouverte en 1929. Au début du XVIe siècle, il réalisa deux versions successives d’une carte du monde, en 1513 puis en 1528. De la carte de 1513, nous n’en conservons qu’un tiers, mais celui-ci, centré sur l’océan Atlantique, montre l’Espagne, l’Afrique de l’Ouest et surtout la côte américaine. Vingt ans après la découverte de ce nouveau monde » par les Espagnols, les Ottomans ont donc déjà capté cette connaissance cartographique. Comme Piri Reīs l’affirme, ce travail de compilation à partir d’une vingtaine de cartes d’origines diverses aboutit à une carte inédite En cet âge, personne n’a vu une carte comme celle-ci. » Or, à côté de cartes arabes anciennes du temps d’Iskender dhu-l karnain », de cartes inspirées par Ptolémée et de cartes portugaises, Piri Reīs a également utilisé une carte attribuée à Qulūnbū, Christophe Colomb, dont nous n’avons par ailleurs aucune copie. Comment se l’est-il procurée ? Nous ne le savons pas. En tout cas, il continue, dans les années qui suivent, à collecter des cartes européennes, dont cette fameuse carte anonyme. Selon Dejarinah Couto, plusieurs hypothèses sont possibles2. Estêvão Gomes, qui revint à Séville en 1521 à bord du San Antonio après avoir déserté l’expédition, juste avant le passage du détroit de Magellan, pourrait être l’auteur des informations portées sur la carte, où rien n’est indiqué au-delà de la baie de San Julian. Mais Andres de San Martín, qui était le cartographe officiel de l’expédition, fut puni pour avoir gardé une carte des routes suivies jusque-là. Le secret a probablement été préservé. Autre hypothèse, en octobre 1522, les Portugais s’emparèrent de la Trinidad, qui avait été la nef amirale de Magellan. Le navire était endommagé et il avait été décidé qu’il resterait à Tidore, aux Moluques, le temps d’être réparé, pendant qu’Elcano rentrait en Espagne via l’océan Indien. Le commandant de la Trinidad tenta une traversée de l’océan Pacifique, en vain. À son bord, les Portugais trouvèrent le journal de San Martín et deux planisphères réalisés par Pedro Reinel. Envoyés à Lisbonne, ces documents ont dû être conservés dans la Casa da India à l’abri des regards. Troisième hypothèse, l’auteur de la carte pourrait être Antonio Lombardo, dit Pigafetta, l’un des rares survivants de la circumnavigation espagnole, dont on perd la trace après 1524. Trente ans plus tard, en 1554, l’amiral ottoman Seydi Ali Reis, dans le Kitab ül Muhit, Le Livre de l’Océan », écrit ceci À une époque antérieure, pendant que le défunt Ibrahim Pacha était ministre, un navigateur portugais très habile est venu à Istanbul, le domaine bien protégé du sultan. Il s’est soumis à la haute majesté du Padisha, et comme il était particulièrement ingénieux dans l’art de naviguer et avait de grandes connaissances en navigation astronomique, on lui a octroyé un salaire. Ce fut auprès de lui que j’ai obtenu les informations mentionnées, lui qui avait traversé le détroit de Magellan, continué à naviguer vers la Terre de Feu, et gagné le Portugal en passant par l’extrémité méridionale en doublant le cap de Bonne-Espérance3. Pigafetta n’était pas portugais, mais il n’est pas impossible qu’il y ait eu méprise. Quoi qu’il en soit, cette carte hémisphérique du monde qui montrait la possibilité d’une circumnavigation et qui, par sa présence probable à bord d’un des navires de l’expédition, portait la trace de cet acte, était infiniment plus précieuse qu’elle n’en donne l’air aujourd’hui. Elle méritait que l’Empire ottoman, menacé géographiquement par l’expansion nouvelle des royaumes ibériques, se la procurât, d’une manière ou d’une autre4. La représentation du monde La sphéricité du globe terrestre avait déjà été représentée, mais le choix de Pedro Reinel d’une double projection polaire pour cartographier les deux hémisphères était révolutionnaire, au sens littéral du mot. Ce type de projection était en effet le plus à même de représenter la possibilité de faire le tour du monde par l’absence de coupure Est-Ouest. Cependant, il est resté rare et nous demeure peu familier. ► Si vous allez au fil du temps, continuez au chapitre 21, traduire la carte du monde. Si vous allez à rebours, avancez au chapitre 17, témoigner de navigations impériales. L’ordonnancement du monde À peine l’espace global a-t-il été appréhendé que les puissances chrétiennes d’Europe se le sont accaparé. Le globe a été immédiatement perçu comme le Monde, le champ clos de leurs rivalités. Il fallut donc pour la papauté, en quête, parfois, de paix, les contenir et en fixer les limites par des grandes lignes globales. Mais c’était sans compter sur les puissances non européennes, qui n’avaient aucune raison d’accepter cet accaparement. ► Si vous allez au fil du temps, continuez au chapitre 20, gouverner à distance. Si vous allez à rebours, avancez jusqu’au chapitre 14, quand l’ordre du monde eufrasien était musulman. Blog Géographies en mouvement»Blog Géographies en mouvementdossierÀ travers 60 cartes impertinentes, l’atlas Mad Maps nous invite à questionner notre inconscient géographique. Et nous rappelle qu’une carte est un outil de connaissance mais aussi la mise en image d’une vision du monde située et pensez que le nord est forcément en haut d'une carte du monde? C'est que vous n'avez pas vu l'épisode 16 de la saison 2 de la série À la Maison blanche. Une imaginaire Organisation des cartographes pour l'égalité sociale» y rappelle à quel point l'orientation des planisphères participe à inscrire dans notre inconscient géographique l'évidence de la supériorité du Nord», c'est-à-dire des pays industrialisés d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord. Et donc à perpétuer cette supériorité[1].C'est l'un des points de départ de Mad Maps, de Nicolas Lambert et Christine Zanin. Alors que la presse et les médias audiovisuels regorgent de cartes, les deux géographes-cartographes nous convient dans les cuisines cartographiques, où s'effectue la sélection parmi une infinité d'ingrédients. Car toute carte, derrière l'objectivité apparente des données statistiques et de leur représentation graphique, résulte de choix lourds de c’est choisir À commencer par le choix du fond de carte chacun a en tête la projection mise au point au 16e siècle par Gerardus Mercator, qui dessine un monde avec un gigantesque Groenland et une Afrique rachitique. Respectant les directions, un tel fond de carte est utile aux navigateurs mais altère les surfaces. Au contraire, la projection conçue par l'Allemand Peters donne aux continents une drôle d'allure mais rappelle que l'Afrique est quinze fois plus vaste que le Groenland et que l'Union européenne représente 3% des terres quels pays mettre au centre, en haut, en bas de la carte? Sur le planisphère que nous connaissons depuis l’école, l’Europe trône au centre du monde, pendant que les cartes nord-américaines relèguent notre continent dans un coin. En 1946, l’ONU a tranché et opté, sur son logo officiel, pour un planisphère avec en son centre… le pôle engagéeLa réalisation d'une carte est aussi et surtout affaire de choix des données et de leur représentation on ne peut pas tout y représenter, chaque carte devient donc un mensonge par omission». On peut par exemple décider d'insister sur les 300 000 migrants syriens arrivés en Europe en 2017, ou au contraire changer de perspective en cartographiant les 6,5 millions de Syriens accueillis par des pays du Proche-Orient – dont plus de 3 millions en qu'une neutralité illusoire, les auteurs revendiquent, tout au long de l'atlas, le caractère situé de tout travail cartographique. Une carte n'est pas le Monde, mais bien une image», une vision» de celui-ci», qui permet de donner à voir le monde tel qu'on le pense». Elle résulte d'un travail de sélection des données, mais aussi du choix du thème traité et d'un objectif scientifique, politique, militant, pourquoi pas les La représentation-appropriation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la mise en évidence des inégalités de richesse entre pays d’Europe, la cartographie des ouvriers et de leur relégation dans les périphéries des métropoles françaises, ou encore le dessin des 75 000 caméras de vidéosurveillance répertoriées par OpenStreetMap à travers le monde sont autant d’exemples de mobilisations de la cartographie comme outil de révélation et de atlas engagé, donc, mais aussi placé sous le signe de l’humour et du jeu. L’ouvrage s’adonne à la barologie pour vous aider à dénicher un bistrot dans les métropoles européennes, manie le jeu de mots et le calembour et vous propose de confectionner un globe en origami. Riche en anecdotes, il vous fera aussi découvrir l’histoire d’Agloe, lieu imaginaire indiqué sur les cartes de la General Draft Company et devenu réalité. Car parfois la carte devient le [ [1] ]La version française Quels sont les territoires que l’on considère comme le grand Nord? Ce sont ceux qui se trouvent aux alentours du cercle polaire arctique, parallèle 66° 33′ 44″ de latitude nord. C’est à partir de ce parallèle que l’on peux observer le soleil de minuit. Entre le 23 Septembre et le 21 Mars, le Soleil ne se lève pas car le pôle est plongé en permanence dans l’ombre de la Terre. Les pays présents dans ce cercle sont au nombre de 8 Le Canada par les provinces du Yukon, , des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut, y compris l’île de Baffin Le Danemark par le Groenland Les Etats Unis par leur état de l’Alaska. La Finlande par la région du lapland lappi en finois L’Islande par la petite ile de grimsey km² située sur le cercle polaire où vivent 86 habitants La Norvège avec le cap nord situé sur l’ile Mageroya, l’ile jan Mayenet par l’archipel du svalbard. La Russie par tout le nord de son territoire, la Sibérie. La Suède par la région du Norrbotten . Tous ces états ont des revendications sur les eaux internationales. La géographie de ces territoires est appelée à évoluer en fonction des changements climatiques. Le Groenland voit son inlandsis diminuer et ainsi augmenter ses terres exploitables. Les exploitations des ressources du sous sol modifient la flore et la faune sans espoir de retour. La migration des peuples est une conséquence des changements . La partie des territoires situés au Nord du cercle polaire ont des caractéristiques similaires tant sur le plan climat que sur la façon de vivre des habitants. Ces peuples se retrouvent sur plusieurs continents, les langues ont la même base. Parler de pays , plutôt que de situation géographique ne permet pas de comprendre ce monde à part.

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